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2011, année du débat, 2012, année du choix |
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En 2012 dans exactement un an le Sénégal a un rendez vous important avec son destin et son avenir. 2011 est donc une année pré-électorale et au Sénégal, l’année pré-électorale est souvent une année perdue parce qu’étant une année de campagne électorale avant l’’heure. Etant donné les urgences nationales (situation énergétique, la Casamance) et le contexte sous régional (crise en cote d’Ivoire qui va impacter le fonctionnement de l’uemoa et de la CEDEAO) le Sénégal ne peut pas se permettre de perdre une année. Notre pays a été l’exception, l’ilot démocratique dans un océan de dictatures et de régimes autocratiques. Le premier cycle de cette vague démocratique commencée dans les années 90 avec les conférences nationales est en train de se refermer avec les Présidentielles en Guinée et Cote d’Ivoire. Cette vague démocratique a contribué à pacifier l’Afrique de l’ouest car avec la démocratisation qui va de pair avec la liberté, le commerce se substitue à la guerre comme moteur des rapports étatiques. Quelles sont les opportunités pour le Sénégal avec cette vague de démocratisation ? Est-ce que cette démocratisation va permettre au Sénégal de reconstruire son hinterland économique en Afrique de l’Ouest ? Le Sénégal va-t-il perdre son avantage absolu (fin de l’exception démocratique). L’exception démocratique sénégalaise se fonde non pas sur la tradition grecque, ou le siècle des lumières mais sur notre répertoire symbolique traditionnel qui dit « rerroo amoul niaka wakhtana am ». C’est cette sagesse ancestrale qui qui est la base du contrat social sénégalais que nous sommes en train de perdre. C’est pourquoi j’en appelle à un retour au débat. Il est dans l’intérêt national que 2011 au lieu d’être une année perdue parce qu’étant année pré-électorale soit une année de débat. Si nous réussissons à faire de 2011 une année de débat, le choix se fera naturellement en 2012. Quel que soit le choix c’est le Sénégal qui gagne car comme le dit encore notre répertoire symbolique traditionnel « Senegal ben boppela ken menu khar niar ». Si nous en sommes convaincus, nous devons mettre au centre de toutes nos préoccupations le Sénégal qui transcende les partis et les régimes. Le « rerro amoul » nous permet d’avoir un débat de fond sur l’avenir du pays sans oublier que la constante doit être l’unité comme le stipule le « « Senegal ben boppela ken manu khar niar ». Notre objectif, mes amis et moi, est d’aider à poser le débat et surtout à le clarifier car on ne peut aller vers une élection aussi cruciale que la Présidentielle de 2012 dans le flou ou dans un brouillage politico-historique. Le seul véritable débat qu’on a au Sénégal porte sur le fichier électoral. La classe politique ne semble se passionner que pour le fichier parce que le pouvoir n’est plus au bout du fusil mais plutôt du fichier. Quand il s’agit du fichier, nous avons toujours la position du pouvoir et celle de l’opposition. Il nous faut un débat aussi riche et aussi passionné sur la Casamance, notre crise nationale la plus grave, sur la crise de l’énergie. En démocratie, il n’y a jamais de solution définitive, rien que des solutions relatives parce que la démocratie gère des questions humaines. C’est pourquoi le débat est au cœur de la démocratie. Notre ambition est de
• Réfléchir sur le Sénégal • Promouvoir un débat public citoyen • Organiser des rencontres pour réfléchir sur les questions qui intéressent l’avenir du pays • Servir de ponts entre les sensibilités politiques et idéologiques Comme je l’ai dit plus haut, il n’ya pas de solutions définitives aux questions humaines comme le chômage, l’emploi, la sécurité…..Les solutions de Wade comme toutes solutions en démocratie sont relatives. C’est pourquoi elles doivent être débattues. C’est le rôle de l’opposition de critiquer ces solutions et de faire des propositions alternatives. Mes amis et moi nous sommes convaincus que les réponses que proposent Wade aux questions que les sénégalais se posent sont de loin les meilleures et nous nous efforcerons de les montrer tout au long de cette année de débat. Nous montrerons que contrairement à ce que dit l’opposition que « le goudron se mange » parce que la route crée des opportunités et les infrastructures sont un pre-requis pour l’émergence. Nous montrerons l’impact des grands travaux et des infrastructures sur la relance et la croissance de l’économie. Nous essayerons aussi de comprendre l’impact négatif des délestages sur notre économie. Nous n’allons pas perdre du temps à dénoncer ou à renvoyer la balle aux cinquante ans de socialisme mais nous allons essayer de débattre avec l’opposition et la société civile pour trouver les solutions les meilleures. Nous allons faire comme les chinois en « parlant peu des problèmes et beaucoup des solutions » pour que 2011 soit une année de débat. Tout sénégalais qui pense qu’aucun parti n’a le monopole de la vérité ou du patriotisme est le bienvenu dans notre agora citoyen.
Thierno Lo
Plus d’informations sur le mouvement et pour nous rejoindre www.thiernolo.com
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